Je veux autoéditer mon livre

Vous venez de terminer la rédaction de votre premier livre ou de celui que vous portiez en vous depuis si longtemps. C’est un ouvrage si important pour vous que vous ne voulez pas en réserver la lecture à quelques-uns de vos proches. Vous envisagez donc de le faire publier. Le premier pas est fait dans votre esprit. Après cette décision unilatérale, vous postez votre travail à plusieurs éditeurs et ceux qui ont daigné le lire et vous répondre sont unanimes : il ne correspond pas à la « ligne éditoriale de la société ». Sur les conseils des uns ou des autres, vous décidez donc de vous charger d’autoéditer votre livre.

Vous avez peut-être pris la bonne décision, toutefois, le plus facile est derrière vous !

Entendons-nous bien, l’ensemble de cette démarche n’est pas très compliqué. C’est simplement d’un ensemble d’étapes qu’il ne faut pas négliger.

Volet légal

Le volet légal doit être enclenché assez tôt car il vous permettra de collecter des informations qu’il faudra mentionner dans votre livre.

Avant tout, procédez à la demande de numéro ISBN qui permettra l’identification de votre livre.
Ce numéro devra ensuite être indiqué lors du dépôt légal. Il servira également à la réalisation du code-barres apposé en quatrième de couverture.

ISBN

Ce signe désigne l’International Standard Book Number (ISBN ou Numéro international normalisé du livre). Il identifie de façon unique et permanente chaque édition d’un ouvrage imprimé. Avant de déclarer et de déposer votre document à la BnF, vous devez demander un ISBN à l’AFNIL (Agence française de numérotation du livre).
Vous trouverez sur le site de l’AFNIL un formulaire de demande d’attribution de numéro ISBN.

La mention de l’ISBN est obligatoire dans tous les cas, au verso de la page de titre, au bas de la 4e de couverture. Le cas échéant, n’oubliez pas de l’indiquer au bas de la dernière page de la jaquette.

Dépôt légal

Le dépôt légal n’est pas directement lié au droit d’auteur car il ne suffit pas pour bénéficier de droits d’auteur. En revanche, et c’est important, le dépôt légal constitue une preuve d’antériorité en cas de contestation ou d’accusation de plagiat.

Il se fait directement depuis le site de la BNF prévu à cet effet. Il vous suffit pour cela de créer un compte puis de déclarer vos documents. C’est assez simple, il suffit de suivre les étapes.

Attention :

Le dépôt légal est obligatoire pour tout document diffusé en nombre à un public, au-delà du cercle de famille.
Il s’impose à l’éditeur ou au producteur de certains documents, même s’ils sont publiés à l’étranger et diffusés en France. Le dépôt légal est aussi obligatoire pour les ouvrages numériques.

Les mentions OBLIGATOIRES

Certaines mentions doivent impérativement figurer sur les documents (livres) soumis au dépôt légal.

  • le nom (ou la raison sociale) et l’adresse de l’éditeur ;
  • le nom (ou la raison sociale) et l’adresse de l’imprimeur (le pays en cas d’impression à l’étranger) ;
  • la date de l’achèvement du tirage ;
  • la mention de l’ISBN (si le livre en a un) ;
  • la mention de l’ISSN lorsque l’ouvrage déposé appartient à une collection éditoriale (attribué après le dépôt du premier volume) ;
  • le prix en euros ;
  • la mention « Dépôt légal » suivie du mois et de l’année du dépôt.

Parutions destinées à la jeunesse

Une œuvre destinée à la jeunesse doit porter en dernière page recto ou verso, la mention « loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011 » suivie du mois et de l’année du dépôt. Cette mention doit être imprimée en caractères gras et apparents.
Si l’éditeur est une personne morale (société ou association), les noms et prénoms de ses dirigeants doivent figurer sur chaque exemplaire.

Pour tout savoir sur le dépôt légal, reportez-vous au site de la BNF.

Volet technique

Mise en pages

Le format de l’ouvrage doit être étudié avec soin car les formats sortant de l’ordinaire peuvent provoquer une gâche de papier et faire bondir les tarifs. N’oubliez pas que, dans le cas d’une reliure brochée, le livre se compose de cahiers assemblés et que le format du cahier « ouvert » est important. Le choix du format peut engendrer un surcoût, comme le montre l’illustration ci-dessous. En règle générale, tous les choix effectués au moment de la mise en pages se répercutent sur le prix de vente.

Autoéditer un livre

Illustration montrant la surface prise par un cahier ouvert en fonction de l’orientation portrait/italienne.

N’oubliez pas d’insérer les mentions légales évoquées ci-dessus.

Impression

Il existe un certain nombre d’imprimeurs en ligne mais j’estime qu’il est préférable de se rapprocher d’un imprimeur local qui saura vous conseiller sur le choix du papier, tant pour sa qualité que pour son grammage. Le grammage est très important dans le cas d’un ouvrage comportant beaucoup d’illustrations ou des photos (surtout si elles se retrouvent en resto/verso). En effet, s’il est trop faible, le papier peut devenir un véritable buvard.

Dans tous les cas, il est important de rencontrer l’imprimeur en lui apportant un projet très abouti. Demandez-lui un devis stipulant plusieurs options. N’oubliez pas que le prix de l’impression sera directement répercuté sur le prix de vente de votre livre. Vous ne pourrez pas, par exemple, envisager un prix de vente de 10 € si l’impression vous coûte 11 € par exemplaire.

Au cours du processus d’impression, l’imprimeur sera à même de vous faire part des éventuelles difficultés qu’il rencontre, principalement au niveau du rendu des couleurs. Il vous proposera probablement d’assister au « calage » de votre livre.

Volet commercial

Publication – le coût du livre

S’il doit répercuter un ensemble de coûts, tels que la mise en pages (si vous la sous-traitez), le coût de l’impression, le prix de vente de votre livre doit aussi permettre de rétribuer l’auteur. N’oubliez pas que si vous déposez votre livre chez des libraires, vous devrez leur consentir une remise de 25 % en moyenne.

Par exemple, vous faites tirer 500 exemplaires d’un livre illustré. Supposons que le coût total de l’impression se monte à 4000€, que la mise en pages vous revient à 1000€ et que vous accordez une remise de 25 % aux libraires. Si vous choisissez de le vendre 15€, le coût unitaire se décomposera comme suit :
Impression = 8€ + mise en pages = 2€ + remise au libraire = 3,75€
soit un total de 13,75€,
ce qui vous laissera un bénéfice de 1,25€ pour des heures de travail.

Certes vous pouvez rogner les coûts à droite à gauche et tenter de vendre votre livre en direct lors de salons d’écrivains (où les places sont chères) ou autres manifestations. Là encore, les bénéfices sont réduits, les frais annexes sur place étant toujours plus élevés que prévu (déplacement, restauration, droits d’inscription).

Prenez le temps de bien étudier tous les coûts, cela vaut la peine.

Distribution, etc.

Voilà ! Il ne vous reste plus qu’à distribuer votre œuvre. Faites marcher votre réseau, démarchez les revendeurs. Cette étape vous demandera beaucoup de temps et d’énergie, c’est pourquoi je vais vous donner un conseil qui vaut tout au long de cette procédure :

NE VOUS DÉCOURAGEZ PAS !

Pour ma part j’ai autoédité deux livres :
La Glacerie – Mes cartes postales (11-2009)
Les aventures de Sébestan (05-2012)

En 2009, alors que nous faisions des recherches aux archives départementales de la Manche dans le cadre de la rédaction de notre livre La Glacerie – Mes cartes postales, nous sommes tombés par hasard sur cet article concernant l’enseignement des beaux-arts à Cherbourg. Évidemment, cela n’avait aucun lien avec notre projet d’alors, mais vous pensez bien que je me suis senti attiré par le sujet. J’ai donc consciencieusement photographié l’article, paru en deux parties. Heureusement, j’ai pu retrouver les deux journaux concernés, ce qui n’est pas toujours le cas dans les dépôts d’archives.

Je dois être trop vieux ! Pourtant, je me souviens de mes dix ans… 50 ans après…
Neil Armstrong posait le pied sur la lune et nous autres, les gamins de l’école du quartier, nous fantasmions, dessins à l’appui, sur ce que serait l’An 2000. Les promesses de l’avenir se déroulaient devant nous. C’était la conquête spatiale, les grandes aventures interplanétaires comme celles de Valérian.

De simples crayonnages.
Pour qu’un livre ou une carte voie le jour, il est nécessaire de faire appel à de nombreuses techniques modernes d’un emploi plus ou moins délicat selon qu’on les maîtrise ou pas.

Les produits présentés ici ne font pas exception à cette règle et leur réalisation a souvent été l’objet d’un processus long. Ils ont toutefois un autre point commun : quel que soit leur niveau de complexité, ces objets ont vu le jour sous forme d’idées jetées sur le papier.

Wilfrid pourrait être heureux. Il a un bel appartement, un bon job. Sa vie pourrait être agréable mais, mais, depuis longtemps, dès qu’il part pour le bureau, il commence à étouffer et son visage se couvre de rougeurs.

Voici l’histoire d’Otto Graff telle qu’elle est rapportée dans mon livre « Les aventures de Sébestan » (en vente ici). Selon la légende, Otto Graff le navigateur était un explorateur Viking qui, après avoir débarqué dans l’anse de l’actuelle Port-aux-Signes, a fondé une famille et s’est installé à Rosebourg, sur l’Île aux Signes.

Nouvelles marchandises !

Afin de proposer des produits un peu différents, j’ai ouvert une « vitrine » sur Teechip, ce qui me permet de présenter des t-shirts ou autres objets tels que des sacs ou des posters sans avoir aucun stock.

Le principe est simple, je prépare mes produits sur l’interface en ligne, et Teechip se charge de la production et de l’expédition à la demande. Le bémol, c’est que le site se trouve aux États-Unis mais, pour autant, les frais ne sont pas trop élevés (encore moins si vous prenez plusieurs produits). Cette démarche existe aussi dans notre pays, me direz-vous… Oui, mais à une nuance (de taille) près : en France, le processus de livraison ne peut s’activer que si un nombre minimal de commandes est franchi, ce qui n’est pas le cas sur Teechip qui vous livre dès le premier exemplaire et si vous êtes le seul acheteur. Donc, si vous commandez, vous recevrez à coup sûr votre article (et moi, un peu de sous).

Pour commander :

J’ai testé le processus de commande pour vous. Comptez une quinzaine de jours pour la réception d’un produit original et de qualité…

Les commandes doivent obligatoirement être passées sur mon espace. Teechip se charge ensuite de la production et de l’expédition à la demande. Je ne possède aucun stock. Un petit conseil : commandez plusieurs articles pour réduire les frais de port.

Il est raisonnable de compter deux semaines pour la livraison.

Pour l’instant, je me suis concentré sur la réalisation de t-shirts représentant Otto Graff et sa flotte ainsi que le thème de l’affiche du groupe de rock dans lequel je jouais quand j’avais une vingtaine d’années (Rocking Chair). Le chat de Guillemette est récemment venu compléter la collection. Bien entendu, j’ai d’autres idées dont le stade est déjà bien plus avancé que le simple crayonnage.

D’ailleurs, je dois vous laisser car j’ai deux ou trois autres choses à préparer !

t-shirts rocking chair et otto graff

Cela vous paraît aberrant, n’est-ce pas… Rassurez-vous, à moi aussi !

Figurez-vous que je travaille à la maison et que l’un de mes petits plaisirs de la journée est de prendre un bon café. Toujours parce que je suis travailleur indépendant, je connais l’importance de rémunérer un travail à son juste prix et c’est pourquoi je me suis tourné vers le café issu du commerce équitable depuis une bonne quinzaine d’années.

Comme tout un chacun, j’ai évidemment MA marque préférée et je pouvais m’approvisionner sans problème dans les moyennes et grandes surfaces environnantes. Je dis bien, JE POUVAIS car c’est quasiment terminé maintenant. Les rayons desdits magasins sont désormais réduits et ne sont plus remplis que de « grandes marques » (en termes de volume de ventes uniquement), de marques distributeur ou de dosettes. Tiens, au passage, vous avez remarqué que les rayons des magasins, s’ils sont de plus en plus étoffés, proposent cependant un choix de types de produits beaucoup plus restreint ?

Bref, désormais, je commande directement auprès de ma marque préférée, et, même avec les frais de port, il m’arrive d’économiser le prix d’un ou deux paquets de café.

Avantage pour le commerce local : nul, comme souvent !
Bilan carbone : plus que nul !

Un livre à clés ? Oui ! Si vous choisissez de le lire tel quel, ce livre est une aventure comme les autres : un début, une fin, une morale… Ah oui, c’est un univers très moral, me disait une libraire en me le refusant. C’est vrai, si l’on considère comme moral le fait que les citoyens-clients viennent écouter le discours hebdomadaire d’un politique rien que pour s’empiffrer devant un buffet, de constater qu’un patron peut à sa guise gâcher la fête d’anniversaire des enfants de ses employés, ou si l’on trouve normal qu’un médecin spécialiste du traitement de la paresse soit obligé de changer de métier faute de clients conscients de leur état. Je ne vous en dis pas plus.

Argent, pognon, galette, radis, flouze, oseille, blé… Quel que soit le nom qu’on lui donne, tout le monde veut sa part et certains sont prêts à tout pour en avoir un peu plus que les autres.

Le cas du boulanger est exemplaire car il est bien l’un des seuls à pouvoir faire du blé à partir de la farine (et non l’inverse). Magie me direz-vous ? Non point. Le boulanger est un malin… Il a inventé le concept des pains de « tradition », c’est à dire qu’il fait tout bêtement le pain comme il n’aurait jamais dû cesser d’être fabriqué.

Il faut dire qu’après l’apparition des terminaux de cuisson, le pauvre a dû faire face à une rude concurrence. Pour ne pas se retrouver dans le pétrin, il s’y est donc remis. Depuis, il nous vend soit des baguettes qu’il faut manger bien vite sous peine de devoir les donner aux poules, soit des pains de tradition généralement meilleurs que les autres mais avec un défaut majeur (outre le fait qu’ils sont plus chers) : ils sont enduits de farine. Cela doit faire plus vrai, plus authentique…

Mouais ! Conséquence immédiate : dès le retour de la boulangerie, il faut passer un certain temps à brosser ses vêtements car, comme d’habitude, on s’est mis de la farine un peu partout. C’est tout juste drôle, me direz-vous ? Je le conçois aisément mais là où je la trouve saumâtre, c’est quand le prix dudit bout de pain augmente de 5 ou 10 centimes (d’euros) pour répercuter la hausse du prix de la farine. Là je dis, Monsieur le boulanger, j’accepte cette hausse si vous mettez dans le pain la farine dont vous aspergez généralement la croûte (pure décoration incitative d’achat).

Je crois qu’il existe une expression pour ce type d’agissement : rouler dans la farine. Décidément…